Soukot, c’est la fête extraordinaire de la Joie, de la Emouna, et de l’Unité. Mais Soukot est en même temps la période durant laquelle les 70 nations vont se liguer contre Israël, pour livrer un combat ultime, comme nous le lisons dans les 2 haftarot qui prophétisent cette guerre appelée GOG OUMAGOG (Zekharia le premier jour de Soukot et Yehezkel le chabat Hol Hamoed).

Le temps de Soukot est ainsi fortement pardoxal : l’apothéose dans le bien et l’apothéose dans le mal, selon le principe du « Zeh Leoumat Zeh ». A chaque force dans le bien correspond une force dans le mal selon un principe d’équilibre…

Le temps de Soukot et les Mitsvot associées à Soukot contiennent les forces qui permettent de lutter contre l’ennemi GOG. Tout le monde comprend aisément que bien qu’étant l’une des armées les plus fortes au monde, Tsahal ne peut pas lutter seul contre le monde entier réuni. Pour vaincre, le peuple juif doit aller chercher les forces extraordinaires de Soukot, qui seules sont capables d’anéantir GOG.

D’abord, la Soukah est cet endroit précaire, où riches et pauvres se retrouvent dans des cabanes de fortune, où chacun ressent qu’il n’est finalement rien sans la protection d’Hachem. Soukot, c’est ce moment où même l’homme qui a réussi dans la vie et qui a le sentiment d’avoir bâti une situation qui le sécurise, prend conscience qu’il suffit d’un rien pour que sa pseudo-sécurité s’effondre avec un Tsunami ou une maladie… Sous la Soukah, nous ressentons que tout tient dans les mains du maître du monde, et c’est ainsi la fête de la Emouna, de la croyance profonde en Hachem.

Soukot est en même temps la fête de la joie. Nous prononçons dans le Kidouche et dans la Amidah les mots « ZMAN SIMHATENOU » « Temps de la joie ». La joie et la Emounah vont de pair. Seul un homme qui croit peut être dans la joie. A un niveau très terre à terre, un homme qui croit en son travail ou en son footing du dimanche matin, arrive à un état de joie. Un homme qui ne croit en rien, qui n’a pas de projet, est un homme déprimé, et malheureux. A combien plus forte raison, l’homme qui ressent le maître du monde, et qui développe sa Emounah en Hachem, atteint la joie véritable. Emounah et Joie, telles sont les véritables protections de l’homme, et non toutes les protections beaucoup plus fragiles qui sont constituées par une belle maison ou un compte en banque bien rempli. Emounah et Joie se retrouvent dans la Soukah.

Enfin, Soukot est la fête des 4 espèces qui représentent la diversité du peuple juif et qui représentent également les 4 lettres du nom ineffable. Nous devons réunir les 4 espèces et les tenir bien ensemble. Nous devons ainsi faire l’Unité au sein du peuple juif, et c’est seulement ainsi que nous arriverons à réunir les 4 lettres du nom divin. Soukot, c’est la fête de l’Unité. L’Unité, c’est au peuple juif de la construire. C’est seulement si nous parvenons à cette Unité, que nous parviendrons à dévoiler l’Unité d’Hachem. C’est seulement lorsque nous parviendrons à l’Unité au sein de notre peuple, que nous arriverons à construire la paix dans le monde.

Et ainsi, dans un temps qui n’est plus si lointain, grâce à Soukot et aux forces de la Emounah, de la Joie et de l’Unité, nous parviendrons à renverser une situation désespérée. L’ensemble de l’humanité reconnaîtra Israël et le D. Un. Nous rentrerons enfin dans un monde beaucoup plus raffiné dans lequel le mal tel qu’on le connait aujourd’hui disparaîtra.

Je nous invite tous à dévoiler les forces extraordinaires de Soukot, et de vivre tous à notre niveau cette apothéose de Joie, de Emounah, et d’Unité.